Le Garçon, film émouvant et délicat
sur la préservation de la mémoire

Photo ancienne d'un garçon vers 1950

Sorti en mars 2025, le long-métrage de Zabou Breitman et Florent Vassault a récemment été projeté au cinéma de Pézenas, ville héraultaise réputée pour sa riche programmation culturelle.

À l’origine de ce film, un lot de deux cents photos de famille déniché dans une brocante parisienne. Zabou Breitman propose alors à Florent Vassault le projet fou de retrouver un garçon qui apparaît à plusieurs reprises sur ces clichés.

En parallèle de cette enquête filmée, la réalisatrice imagine vingt-quatre heures de la vie de cet enfant devenu un jeune homme d’une vingtaine d’années, entouré de ses parents (excellents Isabelle Nanty et François Berléand) et de quelques amis. Les dialogues des comédiens sont inspirés des interviews menées par le documentariste sur les lieux où le garçon aurait séjourné, auprès de personnes qui l’auraient connu ou non.

Très original par sa forme, car il mêle autant la fiction que le documentaire, ce film et le message qu’il véhicule ont profondément touché la biographe que je suis.

À travers ces photographies dévoilées aux spectateurs, tenus en haleine par le parti-pris scénaristique, nous entrons progressivement dans le quotidien d’un enfant devenu adulte. Témoins involontaires des aléas de sa vie, nous n’espérons qu’une seule chose, pouvoir le « rencontrer » et lui dire que, d’une certaine manière, nous le connaissons un peu mieux.

Je ne vous dévoilerai pas la fin du film, mais son cheminement, qui rappelle tant l’écriture biographique, vaut à lui seul le détour.

Pour terminer, je dépose ici la phrase écrite en exergue sur l’affiche du film :

« Chaque vie est une aventure qui mérite d’être racontée. »

Image © Moonlight Distribution

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